Overwatch

Récapitulatif hebdomadaire : Jetpack Cat, la tempête de poils

Blizzard Entertainment

C’est un oiseau ! C’est un avion ! Eh non, la créature majestueuse qui volette à l’horizon n’est rien d’autre qu’un chat… équipé d’un jetpack. Il s’agira peut-être bientôt de votre nouveau personnage préféré… ou d’un véritable cauchemar capable de hanter votre arrière-garde. Ou peut-être même les deux ? Quoi qu’il en soit, le fabuleux félin volant d’Overwatch a indéniablement capté l’attention du monde entier lors de sa sortie.

Plus besoin que les souris dansent quand le chat s’en occupe : découvrons comment Jetpack Cat est passée d’un rêve de longue date à l’espiègle Fika avec laquelle vous semez désormais un adorable chaos.

La création du miaou-dèle parfait (préparez-vous aux jeux de mots sur les chats !)

Si vous découvrez Overwatch avec la saison 1, voilà une information surprenante : cette idée félinissime a vu le jour il y a 10 ans avec Titan, le jeu qui a mené à Overwatch. Depuis lors, sa sortie potentielle était devenue un (véritable) chat de Schrödinger pour la communauté d’Overwatch.

L’équipe 4 a « automatiquement » pris la décision de donner vie à Jetpack Cat lors de la sortie simultanée de plusieurs personnages, pour la saison 1. Nous cherchions à ajouter une touche joyeuse et insolite au jeu afin de contraster avec les arcs narratifs souvent sombres et graves qui caractérisent les autres personnages. Jetpack Cat était le dernier personnage en lice pour cette saison pleine d’action et toutes les équipes ayant participé à sa création se sont vraiment inspirées de cette énergie joviale et loufoque.

L’un des plus gros problèmes rencontrés par l’équipe artistique était de s’assurer que Jetpack Cat soit suffisamment mignonne, un prérequis obligatoire à la conception du personnage aux yeux de Dion Rogers. Fort heureusement, l’équipe a rempli sa mission de bien des façons.

Bobby Kim, notre graphiste conceptuel, a proposé une identité visuelle pour Jetpack Cat qui a tout de suite été adoptée par tout le monde. Il a soumis plusieurs modèles de jetpack aux équipes de production et de modélisation, ainsi qu’un concept de console de commande plausible et ludique. Les boutons dont se sert Fika pour contrôler son jetpack ressemblent à un jouet lumineux pour chat, avec un peu plus de piquant.

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Son jetpack, conçu par Brigitte Lindholm dans l’histoire, contribue considérablement à l’image d’agente d’Overwatch de Jetpack Cat. Les graphistes responsables des surfaces dures ont fait appel à des métaux particuliers ainsi qu’à des formes chaleureuses et arrondies pour permettre d’identifier immédiatement les codes visuels des technologies liées à Overwatch. De cette façon, Fika n’était plus obligée de se fondre parfaitement dans l’univers.

Le véritable défi consistait à associer de façon artistique ce chat étrangement intelligent et le fait de rendre sa présence en jeu plausible. Un défi toutefois bienvenu pour l’équipe de conception. Dans la réalité, l’anatomie des chats les rend bien moins aptes à piloter un appareil que les humains, par exemple, ou même un gorille scientifique : leurs épaules sont dirigées vers l’intérieur et n’ont aucune portée périphérique. Le modèle 3D de Fika comprend quelques petites modifications, comme des épaules flexibles et plus larges, ou des yeux dilatés pour la rendre à la fois plus crédible dans l’univers d’Overwatch et encore plus mignonne. (Certaines animations permettent toutefois à ses pupilles de ressembler davantage à celles d’un chat !)

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La conception d’un arsenal chat-érien

Loin d’être rebutée par l’image de mème de Jetpack Cat, l’équipe de conception des personnages y a puisé son inspiration pour ajouter une forme de chaos félin à chaque aspect de son arsenal. Plusieurs de ses capacités s’inspirent de la célèbre tendance qu’ont les chats à renverser tout ce qu’ils croisent, tandis que ses capacités uniques de lien offrent un clin d’œil aux fils et cordelettes qui les divertissent tant. Sur une note plus douce, on affirme que les vibrations des ronronnements félins permettraient de réguler les battements du cœur et encourageraient la guérison. Voilà d’où sa capacité de soins de zone, Ronronnement, tire son inspiration.

Pour la première étape de la conception de son arsenal, son équipe dédiée a eu l’idée de lui permettre d’être en vol en permanence, ce qui a représenté à la fois un nouveau défi et une bien belle occasion. L’implémentation du vol permanent ne fut pas une mince affaire, car cela n’avait jamais été réalisé auparavant dans Overwatch. Mais en contrepartie, le travail d’animation s’en est retrouvé allégé : si Jetpack Cat est constamment dans les airs, plus besoin de s’attaquer à la tâche titanesque qui consistait à animer un quadrupède qui déambule en portant un appareil sur le dos. (Les personnages qui peuvent à la fois marcher et voler, comme Pharah, ont besoin de deux ensembles d’animations distincts.)

Est ensuite venu le tour de Soutien aéroporté, une capacité dérivée d’un autre concept de personnage : un véhicule deux places dont les mouvements sont contrôlés par une personne, tandis qu’une autre s’occupe des dégâts (comme pour Cho’Gall dans Heroes of the Storm).

L’équipe d’ingénierie du gameplay a dû non seulement trouver la vitesse et la longueur appropriées pour les liens de Soutien aéroporté, mais aussi y intégrer de la physique pour rendre les choses plus crédibles. Par exemple, les adversaires tanks sont tirés plus lentement par Jetpack Cat en raison de leur masse. Il a même fallu ajuster les points d’attache pour différents personnages (vous n’attraperiez pas Tracer et Mauga de la même façon, pas vrai ?), et créer ou modifier des animations de transport pour l’ensemble des personnages existants.

Ce souci du détail a été notre patte tout au long du développement de la présence de Jetpack Cat en jeu, même lorsque la pression est montée d’un cran.

Certaines idées d’arsenal ne fonctionnent pas aussi bien en jeu que sur le papier. L’une des premières propositions pour Fika incluait une capacité ultime qui ralentissait les projectiles en approche, afin de rappeler les réflexes hors du commun de nos félins. Cependant, lorsque deux Jetpack Cat utilisaient leur capacité ultime en simultané, le serveur du jeu tournait lui aussi au ralenti.

Réussir à intégrer un personnage si peu conventionnel au jeu sans aucun accroc était parfois aussi difficile que de tenter de faire passer un fil dans le « chat » d’une aiguille. L’équipe a dû déterminer la taille idéale du modèle de Jetpack Cat en jeu afin de préserver sa cohésion et son équilibre. Avec un modèle trop grand, elle serait sortie du lot au milieu des autres personnages, mais s’il avait été adapté à la taille d’un chat, il serait devenu impossible de lui rogner les ailes (métalliques). La vitesse était aussi une question d’équilibre : les mouvements de Jetpack Cat ne pouvaient pas être trop rapides, sous peine de la rendre impossible à toucher, mais ses déplacements font partie intégrante de son arsenal.

Une com-miaou-nication constante (pardon) et une conception réfléchie ont permis à l’équipe 4 de relever tous ces défis. Lors du développement habituel des personnages, les différentes équipes se retrouvent une fois par semaine, puis chacune repart de son côté le temps d’effectuer son travail, avant de se rassembler pour effectuer des tests, et ainsi de suite. Le calendrier de production condensé de la saison 1 s’est avéré être un avantage pour l’équipe qui travaillait sur Jetpack Cat, car ses membres ont pu discuter, élaborer des solutions et travailler ensemble de façon bien plus constante.

Garder les pattes sur Terre

Depuis que Fika se fait les griffes en jeu, l’équipe responsable de sa conception a bien compris que maîtriser une boule de poils chaotique est une bataille perdue d’avance. Notre équipe d’équilibrage souhaiterait d’ailleurs faire remarquer qu’elle dispose de quelques pointeurs laser dans sa manche afin d’échanger ses coups de patte contre quelques chatteries si nécessaire, mais son arsenal de base dispose déjà de nombreuses mesures de sécurité afin de l’empêcher de devenir l’adversaire ultime d’Overwatch.

Prenez par exemple son don de vol permanent. Afin d’empêcher les joueurs et joueuses de camper au sommet de la tour de Lijiang tout au long de la partie, la plupart des capacités de Jetpack Cat ne sont utiles aux personnages alliés que lorsqu’elle en est proche. Ronronnement ne soigne qu’autour de Fika, et les projectiles de son tir principal ont une portée d’atténuation afin de vous encourager à rester près de votre équipe. Même sa capacité la plus cruciale, Soutien aéroporté, retire une grande partie de son utilité pour l’équipe à Jetpack Cat en limitant ses dégâts et ses soins. Même si cela ne vous découragera pas totalement de trimballer un Bastion pendant toute la partie, vous devriez au moins y réfléchir à deux fois.

Que vous choisissiez de faire de Jetpack Cat une menace aérienne ou une centrale de soins, chaque voie est parfaitement valide, conformément aux souhaits de son équipe de conception. Réussir à trouver l’équilibre entre chaos et crédibilité était son objectif principal. En fin de compte, Overwatch est un monde où règnent l’espoir, l’esprit d’équipe et les primates scientifiques. Si les parties compétitives se doivent d’être satisfaisantes, cela ne doit pas se faire au détriment du divertissement… mais cela nécessite peut-être parfois quelques pincées d’herbe à chat.